Lors d’une nouvelle agression américano-israélienne plusieurs complexes pétrochimiques à Bouchehr, au sud de l'Iran ont fait l’objet de frappes.
Le ministère iranien du Pétrole a annoncé, lundi 6 avril, que des attaques américano-israéliennes avaient visé plusieurs complexes pétrochimiques dans la province de Bouchehr, au sud de l'Iran, quelques jours seulement après que des installations similaires avaient fait l'objet d'attaques dans la province du Khouzistan, au sud-ouest du pays.
Lundi toujours, la Compagnie Nationale Pétrochimique (NPC) a annoncé par communiqué que des installations de services publics et des infrastructures annexes situées dans la zone économique spéciale de l'énergie de Pars, laquelle abrite les principales usines pétrochimiques iraniennes dans le comté côtier d'Assalouyeh, ont fait l'objet d'attaques, tôt dans la journée.
Une enquête sur l’ampleur des dégâts a été lancée, indique le communiqué qui précise que l'incendie déclenchée par l'attaque a totalement été maîtrisé.
La compagnie confirme qu'aucune fuite chimique dangereuse n’avait été provoquée et qu’aucun décès n’a été communiqué suite à ces attaques.
Un autre communiqué publié par la société Persian Gulf Mobin Energy, laquelle fournit des services publics aux usines pétrochimiques de la région, a indiqué que les attaques américano-israéliennes avaient causé des dommages à une partie de sesinstallations. Le communiqué informe qu’aucun blessé ni mort n’est à déplorer parmi le personnel de ces usines.
Ces attaques surviennent deux jours seulement après que les États-Unis et Israël ont mené des frappes sur des usines pétrochimiques dans la ville côtière de Mahshahr, un centre énergétique clé sur la côte du golfe Persique, qui abrite des ports, des raffineries et des usines pétrochimiques.
Selon les autorités de la province du Khouzistan, ces attaques ont également perturbé l'approvisionnement des usines pétrochimiques.
Les États-Unis et le régime israélien ont intensifié leurs attaques illégales contre l’Iran et plus précisément contre les infrastructures économiques du pays. Depuis le début de cette guerre non provoquée lancée fin février, ces attaques ont visé des usines pétrochimiques, des aciéries, plusieurs raffineries et des ponts.
Et voici que les États-Unis, qui ont échoué à atteindre leurs objectifs dans l'agression contre l'Iran, menacent de cibler les centrales électriques iraniennes ; un agissement largement critiqué à travers le monde.
De nombreux experts en droit international avertissent en effet que de telles attaques, si elles venaient à être menées, seraient considérées comme des crimes de guerre.